Roue des émotions interactive et gratuite, pour enfants TSA et TDAH
Votre enfant sait qu’il ne va pas bien, mais pas quel mot mettre dessus.
Ici, il n’a rien à formuler : il clique sur ce qui ressemble à ce qu’il ressent,
la roue le dit à voix haute, puis propose quoi faire ensuite.
Six émotions de base — joie, tristesse, colère, peur, dégoût, surprise — et
22 nuances pour affiner. Chaque choix ouvre une astuce pour l’enfant et
un conseil pour le parent. L’outil fonctionne dans le navigateur, sur ordinateur, tablette
ou téléphone. Gratuit, sans inscription, et aucune donnée n’est collectée.
Une précision qui compte, parce qu’on lit souvent le contraire : environ une personne
autiste sur deux a du mal à identifier et nommer ses émotions — l’autre moitié, non.
Ce n’est donc jamais à présumer. Si c’est le cas chez vous, notre article sur
l’alexithymie et l’autisme
explique ce que dit vraiment la recherche, et le protocole en quatre gestes qui va avec.
Mode d’emploi, en 4 étapes
Il clique sur l’émotion du moment, parmi les six
Il précise avec une nuance, s’il y arrive — sinon on s’arrête là, c’est déjà beaucoup
Il découvre une astuce concrète à faire tout de suite
Vous lisez le conseil parent, replié sous le résultat
Le meilleur moment pour l’installer n’est pas la crise, c’est le calme : deux minutes le soir,
tous les jours. Un outil qu’on découvre au pire moment ne sert jamais.
Chargement de la roue interactive…
Et une fois l’émotion nommée ?
C’est la vraie question. Nommer sans savoir quoi faire ensuite est une impasse — voici les trois pages
qui prennent le relais, dans l’ordre où elles servent.
La roue en ligne suppose un écran et du réseau. Nos ressources gratuites contiennent
l’échelle d’intensité à pointer, les pictogrammes d’émotions et la trame
« sensation → émotion → action » — à imprimer, plastifier, et coller
là où ça sert : dans le cartable, sur le frigo, dans la salle de bain.
Vous recevez le lien de téléchargement par email. Désinscription en un clic.
Les outils qui prolongent la roue
Aucun objet n’apprend à un enfant à nommer ses émotions — ça, c’est le travail de l’adulte qui
nomme à sa place, cent fois. Ce que les objets font, c’est donner une réponse à la question qui suit :
« maintenant que je sais que c’est de la colère, j’en fais quoi ? »
Presser, écraser, tordre
La réponse à la colère et au trop-plein : un objet résistant sur lequel la tension trouve
une sortie. Balles, cubes, fidgets silencieux — classés par type de geste, pas par âge.
À partir de quel âge mon enfant peut-il utiliser la roue des émotions ?
Dès 3 ans avec un adulte à côté, et souvent en autonomie à partir de 5 ans. Pour les plus petits, restez sur les trois grandes émotions — joie, tristesse, colère — et n’ouvrez les nuances que lorsque les trois premières sont acquises. Un enfant à qui on propose vingt-deux nuances d’emblée n’en choisit aucune.
Pourquoi une roue plutôt qu’une question ?
Parce que « qu’est-ce que tu ressens ? » demande d’aller chercher un mot dans un catalogue qui est parfois vide, et que la réponse par défaut à cette question est « je sais pas ». La roue inverse la charge : les mots sont déjà là, l’enfant n’a plus qu’à désigner celui qui ressemble. Pointer coûte infiniment moins cher que formuler, surtout quand le système est déjà chargé.
Est-elle vraiment gratuite ? Y a-t-il des achats cachés ?
Oui, gratuite, sans inscription et sans achat. Elle fonctionne directement dans votre navigateur, sur ordinateur, tablette ou téléphone, et aucune donnée personnelle n’est collectée. Nous vendons des outils sensoriels par ailleurs, et vous en verrez plus bas sur cette page — mais la roue elle-même ne demande rien.
Comment l’utiliser au quotidien sans que ça devienne une corvée ?
Installez un rituel court et prévisible plutôt qu’un usage à la demande : deux à cinq minutes le soir, tous les jours, au calme. Pendant une crise, proposez sans exiger — « tu veux me montrer sur la roue ? » — et acceptez un non sans commentaire. Un outil qui devient une obligation cesse d’être un refuge, et on ne récupère pas facilement ce terrain-là.
Mon enfant choisit toujours la même émotion. Est-ce normal ?
Oui, très courant dans les premières semaines. Trois explications possibles : son vocabulaire émotionnel est encore limité et il prend le mot qu’il maîtrise ; il est attiré par une couleur ou une image en particulier ; ou cette émotion domine réellement en ce moment. Plutôt que de le corriger, élargissez : « d’accord, en colère. Et est-ce qu’il y a aussi un peu de fatigue ? » On ajoute une option, on n’invalide jamais la sienne.
Est-ce que ça marche aussi pour un enfant qui ne parle pas ?
Le pointage, oui — c’est même son principal intérêt : la roue ne demande aucune production orale, seulement de désigner. La lecture vocale fait le reste du travail. Une réserve honnête, en revanche : les données publiées sur la difficulté à nommer ses émotions dans l’autisme reposent sur des échelles validées uniquement auprès de personnes disposant d’un langage suffisant. Sur les enfants sans langage oral, on ne dispose pas de mesures comparables — ce qui n’empêche pas d’essayer, mais interdit de promettre.
Cette roue remplace-t-elle un suivi professionnel ?
Non. C’est un support de communication du quotidien, pas un outil d’évaluation et pas un soin. Si votre enfant s’effondre régulièrement, se retire, ou si l’absence de mots sur ce qu’il ressent vous inquiète, parlez-en à votre médecin traitant ou à votre pédiatre avec des exemples écrits et datés. C’est lui qui oriente, notamment vers une plateforme de coordination et d’orientation, seule voie ouvrant le forfait d’intervention précoce.
Je ne suis ni médecin, ni orthophoniste, ni psychologue. Cette roue est un support de communication
du quotidien : elle ne traite, ne soigne ni ne corrige aucun trouble, et ne remplace ni une
consultation ni un bilan. — Aurélie Leroux, fondatrice de LeoBelo.