Accueil > Guides > TDAH > Enfant qui insulte et frappe quand il est frustré (TDAH, TSA)

Il explose avant de savoir dire ce qu’il ressent ? Notre carnet des émotions à imprimer commence par là : repérer la colère dans le corps, avant qu’elle sorte en gros mots.

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Mon enfant m’insulte et me frappe quand il est frustré : comprendre et réagir (TDAH, TSA)

Un parent et son enfant assis côte à côte sur un tapis du salon, au calme juste après une crise de colère
⚡ En bref

Chez un enfant TDAH ou autiste, les gros mots et les coups qui sortent dans la frustration sont le plus souvent une décharge, pas une provocation. L’enfant sait que c’est interdit. Ce qui lui manque, c’est la capacité de s’arrêter au moment où il déborde.

Ce qui aide : ne pas surenchérir pendant la crise, une conséquence immédiate et liée à l’acte plutôt qu’une privation lointaine, et surtout lui apprendre à froid d’autres mots pour dire « stop ». Pour finir de redescendre après la tempête, un objet lesté à serrer contre soi donne à l’enfant un appui qu’il peut aller chercher seul. C’est exactement le travail que propose notre carnet des émotions à imprimer : carte du corps, thermomètre de la colère, boîte à outils pour s’apaiser.

Si les mots sortent sans frustration, en salves, ou si les coups blessent, parlez-en à un médecin : la section « Quand consulter » vous dit à qui.

La première fois, je suis restée sans voix. Lucas ne disait pas ces mots-là. Il les a ramenés de quelque part, très probablement de l’école, et ils sont ressortis le jour où quelque chose ne s’est pas passé comme il voulait. Les gros mots, et les coups aussi. Toujours au même moment : quand la frustration devient trop grosse pour lui.

Rester calme, je l’ai compris assez vite. Ce n’est pas facile, surtout la première fois, parce que la surprise vous saisit. Et j’ai vite su ce qu’il ne fallait surtout pas faire : surenchérir. Pour le reste, j’ai appliqué la seule chose que j’avais sous la main, la punition. Privé de son dessin animé préféré. Ça le faisait réfléchir un peu. Et pourtant, des mois plus tard, ça continue.

Je n’ai pas encore la fin de cette histoire. Ce que j’ai, c’est ce que j’ai compris en cherchant pourquoi ma méthode ne marchait pas, et ce que la recherche dit de mieux. Je vous le donne tel quel.

AL

Aurélie Leroux

Fondatrice de LeoBelo · Maman de Lucas (TSA, TDAH, dysgraphie, RGD) · Ma page auteur

✓ Vécu à la maison ✓ Sources citées ✓ Choisi par une maman concernée

Comprendre

Pourquoi les gros mots et les coups sortent dans la frustration

Un gros mot lâché dans la frustration sert d’abord à évacuer une tension trop forte. Ce n’est pas propre aux enfants différents : des chercheurs de l’université de Keele ont montré que jurer augmente la tolérance à la douleur par rapport au fait de répéter un mot neutre. Le juron est une soupape. Chez un enfant TDAH ou autiste, la pression monte plus vite et plus haut, alors la soupape saute plus souvent.

Côté TDAH, la recherche décrit une dysrégulation émotionnelle, c’est-à-dire une difficulté à freiner ou à moduler une émotion une fois lancée. Dans les études menées en consultation, elle concerne entre un quart et la moitié des jeunes TDAH, et elle s’exprime souvent par de l’irritabilité et des accès de colère.

Côté autisme, l’agressivité envers les parents est beaucoup plus fréquente qu’on ne le croit. Dans une étude portant sur 1 380 enfants et adolescents autistes, les parents rapportaient que 68 % avaient déjà été agressifs envers un parent ou un proche qui s’occupe d’eux, et 49 % envers d’autres personnes. Si c’est votre quotidien, vous n’êtes pas une exception, et vous n’êtes pas un mauvais parent.

Quant aux mots eux-mêmes, ils viennent rarement de nulle part. Les travaux du psychologue Timothy Jay sur le langage tabou des enfants montrent qu’à l’entrée à l’école, les enfants ont déjà les bases du vocabulaire grossier des adultes. La cour de récréation fait le reste. Ce qui change chez nos enfants, ce n’est pas le stock de mots, c’est le frein.

Quand la crise ressemble plus à un effondrement qu’à une colère (plus de mots du tout, ou au contraire un débordement total), lisez aussi notre guide sur le meltdown et le shutdown chez l’enfant autiste : la conduite à tenir n’est pas tout à fait la même.


Le déclic

Il sait que c’est interdit, il ne peut pas encore s’arrêter

Si votre enfant recommence malgré les punitions, ce n’est généralement pas parce qu’il n’a pas compris la règle. Demandez-lui à froid s’il a le droit d’insulter : il vous répondra non. Le problème n’est pas la connaissance de la règle, c’est la capacité à l’appliquer au moment précis où l’émotion déborde. Le psychologue Ross Greene résume cette idée ainsi : les comportements difficiles viennent de compétences en retard, surtout la flexibilité, la tolérance à la frustration et la résolution de problèmes.

C’est là que j’ai compris pourquoi la privation de dessin animé ne suffisait pas avec Lucas. Deux raisons.

Raison 1

La conséquence arrive trop tard

Chez l’enfant TDAH, les conséquences immédiates pèsent beaucoup plus que les conséquences différées : la recherche parle d’un « gradient » de délai plus raide. Une privation qui tombe le soir, pour un mot dit l’après-midi, a déjà perdu presque toute sa force quand elle arrive.

Raison 2

Elle ne lui apprend pas quoi faire à la place

La privation dit « ne fais pas ça ». Elle ne dit pas quoi faire la prochaine fois que la colère monte. Or c’est cette alternative qui lui manque. Sans elle, la soupape reste la même : le gros mot, ou la main.

Je ne vous dis pas que punir est interdit. Les programmes d’entraînement aux habiletés parentales, qui ont fait leurs preuves, utilisent des conséquences. Mais des conséquences courtes, immédiates, prévisibles, et toujours associées à l’apprentissage d’un autre comportement. C’est ce dosage qui change tout, pas la sévérité.


Reconnaître

Gros mot, insulte, coup, coprolalie : reconnaître ce que vous voyez

Tous les gros mots ne se ressemblent pas, et ils ne se gèrent pas de la même façon. Le critère qui départage le mieux, c’est le contexte : est-ce que le mot sort dans une émotion forte, ou est-ce qu’il sort tout seul ? Ce tableau vous aide à situer ce que vous voyez à la maison.

📋 Cinq situations, cinq réponses
Ce que vous voyezCe que c’est le plus souventCe qui aide
Gros mot lâché quand ça ne marche pasUne décharge de frustration. Le mot n’est adressé à personne.Ignorer sur le moment, lui apprendre à froid un mot de remplacement.
Insulte dirigée vers vousUne colère qui cherche une cible. Souvent la personne la plus sûre : vous.Ne pas répondre sur le même ton, poser une limite courte, réparer après.
Coup, pied, objet lancéLe débordement a dépassé les mots. Priorité à la sécurité.Se mettre hors de portée, protéger les autres, parler après.
Mot répété en boucle, phrase entendue ailleursParfois de l’écholalie, la répétition de mots entendus, très fréquente dans l’autisme.Observer à quoi sert la répétition avant de la réprimer.
Mots grossiers qui sortent sans émotion, en salves, avec d’autres ticsPossible coprolalie, un tic vocal involontaire.Ne pas punir. En parler au médecin ou au neuropédiatre.

Sur la répétition de mots, notre guide sur l’écholalie chez l’enfant autiste explique comment distinguer une répétition qui communique d’une répétition qui apaise.

La coprolalie fait peur, mais elle est rare, y compris chez les enfants qui ont des tics. Dans une étude internationale portant sur 597 patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette, elle était apparue au cours de la vie chez 19,3 % des garçons et 14,6 % des filles, vers 11 ans en moyenne, environ cinq ans après les premiers tics. Un enfant qui jure uniquement quand il est frustré correspond rarement à ce tableau.


Pendant

Pendant la crise : ce qui calme, ce qui aggrave

Pendant la crise, votre seul objectif est que tout le monde redescende sans se faire mal. Ce n’est pas le moment d’éduquer : un cerveau submergé n’apprend rien. Tout ce que vous direz de long sera perdu, et tout ce que vous direz de fort sera de l’huile sur le feu. C’est la leçon que j’ai apprise le plus vite : surenchérir est la pire chose à faire.

1

Baisser le volume, pas le monter

Parlez plus bas et plus lentement que lui. Votre calme est la seule chose contagieuse que vous contrôlez.

2

Une phrase, pas un sermon

« Je ne te laisse pas me taper. » Une limite courte, répétée si besoin. Les explications viendront plus tard.

3

Se mettre hors de portée

S’il frappe, reculez, mettez un meuble entre vous, éloignez la fratrie. Protéger n’est pas punir.

4

Ne pas relever chaque mot

Pendant la tempête, chaque gros mot relevé devient une bataille de plus. Vous en reparlerez à froid, une seule fois. Et si le mot fait rire la tablée, l’attention qu’il récolte suffit à l’entretenir : restez neutre.

5

S’éloigner une minute si vous montez

Vous sentez que vous allez crier ? Dites-le : « je vais respirer, je reviens », en restant à portée de vue. Vous lui montrez un adulte qui gère sa colère autrement. Si un autre adulte est là, passez-lui le relais.

6

Une carte quand les mots manquent

Sous le coup de la colère, un enfant qui a peu de langage, ou un retard global de développement, perd encore plus ses mots. Une carte « pause » à montrer, ou un geste convenu, passe souvent mieux qu’une phrase.

Ces gestes, il faut les avoir en tête avant la crise. Pouf, notre appli gratuite pour les crises de colère, vous entraîne deux minutes par jour pour qu’ils viennent tout seuls, et apprend à votre enfant à dire sa colère autrement.

Ouvrir Pouf, gratuit

Ne jamais rendre les coups, même « pour qu’il comprenne ce que ça fait ». Cela lui apprend surtout que la force règle les conflits. Et c’est la loi : depuis le 10 juillet 2019, l’article 371-1 du Code civil précise que l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques. Les violences psychologiques, comme les humiliations, sont visées aussi.

Une fois le pic passé, beaucoup d’enfants ont besoin d’un endroit et d’un appui pour finir de redescendre : un coin calme, une couverture, un poids sur les genoux. C’est le rôle de la peluche lestée LeoBelo : un objet lourd à serrer contre soi, que l’enfant peut aller chercher seul quand la colère commence à redescendre. Ce n’est pas une solution à la crise, c’est un appui pour en sortir.


Après

Après la crise : la conséquence qui sert

La conséquence utile est immédiate, courte et liée à ce qui s’est passé. Si un objet a été lancé, on le ramasse ensemble. Si quelqu’un a été blessé ou insulté, on répare : un mot, un geste, un dessin, selon ce dont il est capable. La réparation lui montre que son acte a eu un effet sur quelqu’un, et elle lui donne un moyen de rattraper les choses. La privation lointaine, elle, ne lui apprend que la frustration.

⚖️ Deux façons de réagir après un coup ou une insulte
Ce qui sert peuCe qui sert davantage
Privation le soir pour un mot dit l’après-midiUne conséquence dans les minutes qui suivent, une fois le calme revenu
Une privation sans lien avec l’acte (le dessin animé)Une réparation liée à l’acte (ramasser, s’excuser à sa façon)
Une sanction longue (une semaine sans écran)Une conséquence courte, qui se termine, pour repartir sur une page blanche
« Pourquoi tu as fait ça ? » (il ne sait souvent pas répondre)« Qu’est-ce qui était trop dur, juste avant ? » (on cherche le déclencheur)
Ne jamais rien dire quand ça se passe bienRemarquer à voix haute chaque fois qu’il a su dire sa colère autrement

Ce dernier point compte plus qu’on ne le croit. Le jour où il crie « je suis trop énervé ! » au lieu de vous insulter, c’est une victoire à nommer tout de suite. Notre guide sur le renforcement positif avec un enfant TDAH donne les formules qui marchent, et celles qui annulent le compliment.


À froid

À froid : lui apprendre d’autres mots pour dire stop

Le levier le plus solide, c’est de remplacer le gros mot par un autre moyen de dire la même chose. Les spécialistes appellent ça l’entraînement à la communication fonctionnelle : on repère à quoi sert le comportement (dire stop, obtenir de l’aide, fuir une demande trop dure), puis on apprend à l’enfant une autre façon d’obtenir la même chose. Une revue de 215 articles l’a classé parmi les pratiques fondées sur des preuves pour les enfants autistes, avec une baisse des comportements difficiles chez 135 participants. La limite à connaître : ce sont surtout des études menées enfant par enfant, avec un professionnel au départ.

À la maison, ça se fait en quatre étapes, toujours à un moment calme.

Étape 1

Repérer le déclencheur

Notez trois ou quatre crises : ce qui se passait juste avant. Arrêt d’un écran, consigne, attente, bruit, fatigue ? Le schéma apparaît vite.

Étape 2

Choisir ses mots à lui

Avec lui, trouvez un mot ou une phrase pour dire la colère : « je suis à 10 ! », « pause ! », un mot rigolo inventé ensemble. Un geste ou une carte marchent aussi s’il a peu de langage.

Étape 3

S’entraîner hors crise

Jouez la scène quand tout va bien, plusieurs fois. Un mot jamais répété à froid ne sortira pas à chaud.

Étape 4

Répondre au nouveau mot, à chaque fois

Quand il l’utilise, le mot doit marcher : il obtient sa pause, ou votre aide. Sinon, l’ancienne soupape reviendra.

Le deuxième outil, c’est de lui apprendre à sentir la colère arriver. Un thermomètre de 1 à 10, collé au frigo, permet de dire « je suis à 6 » avant d’être à 10. Les enfants qui ne savent pas nommer ce qu’ils ressentent le sentent souvent dans leur corps : joues chaudes, poings serrés, ventre noué.

Un enfant montre à son parent un thermomètre des émotions dessiné, du vert calme au rouge de la colère, collé sur le frigo

C’est exactement pour ça que nous avons conçu le carnet LeoBelo Mes Émotions en Couleurs : 28 pages à imprimer, dont une carte du corps pour repérer où la colère se loge, un thermomètre des émotions, une boîte à outils à composer avec l’enfant et deux pages pour le parent, pendant et après la tempête. Un outil du quotidien, pas un programme de soin.

Enfin, prenez les déclencheurs un par un avec lui. C’est le cœur de la méthode de Ross Greene, testée dans un essai contrôlé : environ la moitié des jeunes n’avaient plus de diagnostic de trouble oppositionnel après le traitement, contre aucun dans le groupe en liste d’attente, autant qu’avec l’entraînement parental classique. Honnêteté oblige, cet essai excluait les enfants autistes. Le principe reste simple : « J’ai remarqué que c’est dur quand on arrête la tablette. Qu’est-ce qui se passe pour toi à ce moment-là ? » Puis on cherche une solution ensemble, qui convient à lui et à vous.

Désamorcer les déclencheurs connus

Une crise qu’on voit venir est une crise qu’on peut souvent éviter. Une fois les déclencheurs repérés, agissez avant : prévenir cinq minutes avant la fin du dessin animé, un minuteur visible pour que l’attente ait une fin, un petit choix qui lui rend la main (« tu éteins toi, ou c’est moi ? »). Surveillez aussi la fatigue et la faim : une crise de 18 heures ne se gère pas comme une crise du matin. Chez un enfant autiste, regardez le bruit et la foule : une surcharge sensorielle précède souvent l’explosion.

Les mêmes réponses chez tous les adultes

Si chaque adulte réagit différemment, l’enfant teste, et le schéma tient plus longtemps. Mettez-vous d’accord, entre parents et avec les grands-parents, sur trois choses seulement : la phrase de limite, la conséquence immédiate, et son mot de remplacement. Trois règles tenues par tout le monde valent mieux que dix appliquées par une seule personne.


L’école

Les mots appris à l’école : parler avec l’enseignant

Si les mots viennent de la cour, l’école fait partie de la solution. Prévenez l’enseignant et, s’il y en a une, l’AESH (accompagnante d’élève en situation de handicap) : ils voient peut-être les mêmes crises, ou au contraire un enfant qui se retient toute la journée et explose en rentrant. Les deux informations vous sont utiles.

Demandez une chose précise : le même mot de remplacement à la maison et en classe, et la même réponse quand il l’utilise. Un enfant qui a un « pause ! » reconnu partout a beaucoup plus de chances de l’utiliser. Si votre enfant a déjà un PAP ou un PPS, ce point peut y figurer : notre guide sur les aménagements scolaires pour un enfant TDAH explique comment les demander.


Consulter

Quand consulter, et qui

Consultez si les coups blessent, si les crises deviennent plus fréquentes ou plus fortes, ou si quelque chose a changé brutalement. Un enfant qui ne peut pas dire qu’il a mal le montre parfois par de l’agressivité : la Haute Autorité de Santé rappelle que des problèmes de santé non repérés sont souvent à l’origine des comportements-problèmes. Douleur dentaire, constipation, otite, sommeil dégradé : à vérifier en premier.

  • Les mots sortent sans colère, en salves, avec des mouvements répétés : parlez-en au médecin traitant ou au pédiatre, qui orientera si besoin vers un neuropédiatre.
  • Quelqu’un se fait mal, ou vous avez peur : le pédopsychiatre ou le psychologue qui suit déjà votre enfant, ou le CMP (centre médico-psychologique) de votre secteur.
  • Vous êtes à bout : c’est une raison suffisante. L’entraînement aux habiletés parentales existe pour ça, et il se demande.

Avant le rendez-vous, gardez vos notes de crises : le moment, ce qui s’est passé juste avant, ce qui a calmé. C’est la première chose que le professionnel vous demandera, et c’est ce qui lui permet de vous aider vite. Le suivi de notre appli gratuite Pouf garde ces notes sur votre téléphone et prépare le résumé à montrer.


Les outils

Les outils qui aident à la maison

Aucun objet n’empêche un gros mot. Mais les bons supports rendent visibles les étapes du travail à froid, et c’est ce qui manque le plus aux parents le soir où ça déborde. Voici ceux de LeoBelo que je vous recommande pour ce problème précis.

Pour commencer

Carnet des émotions à imprimer

28 pages : carte du corps, thermomètre des émotions, boîte à outils, coin calme, journal des tempêtes, 2 pages parents. PDF reçu tout de suite, réimprimable à volonté, dès 6 ans.

8,90 €

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Le plus complet

Collection des 5 carnets à imprimer

Émotions, routines, nuits, devoirs, confiance en soi : 146 pages. Les crises arrivent rarement seules, elles suivent souvent une mauvaise nuit ou un matin raté. Les cinq à l’unité coûteraient 48,50 €.

19,90 € les cinq

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Questions fréquentes

Vos questions sur les gros mots et les coups

Faut-il ignorer les gros mots de mon enfant TDAH ou autiste ?

Pendant la crise, oui, pour le gros mot lâché dans le vide : le relever ajoute une bataille de plus à un moment où l’enfant ne peut rien apprendre. Les insultes dirigées vers vous et les coups, eux, appellent une limite courte (« je ne te laisse pas me parler comme ça »). Dans les deux cas, le vrai travail se fait après, à froid, en lui apprenant un mot de remplacement.

Priver mon enfant d’écran quand il m’insulte, ça marche ?

Rarement seul, surtout si la privation arrive longtemps après et n’a pas de lien avec l’acte. Les enfants TDAH réagissent beaucoup plus aux conséquences immédiates qu’aux conséquences différées. Préférez une conséquence courte, dans les minutes qui suivent le retour au calme, liée à ce qui s’est passé (réparer, ramasser), et associez-la toujours à l’apprentissage d’une autre façon de dire sa colère.

Mon enfant frappe seulement moi, pas les autres. Pourquoi ?

C’est très fréquent : dans la grande étude sur 1 380 enfants autistes, l’agressivité envers un parent était nettement plus courante qu’envers les autres personnes (68 % contre 49 %). L’enfant décharge là où il se sent en sécurité. Ce n’est pas un signe que vous faites mal, mais c’est un signe qu’il a besoin d’autres soupapes, et que vous avez besoin d’être soutenu vous aussi.

Comment savoir si c’est de la coprolalie ?

La coprolalie est un tic vocal : les mots sortent sans émotion particulière, souvent en salves, et s’accompagnent généralement d’autres tics, moteurs ou vocaux. Elle est rare, y compris dans le syndrome de Gilles de la Tourette, et apparaît en moyenne vers 11 ans. Un enfant qui jure uniquement quand il est frustré est rarement dans ce cas. En cas de doute, parlez-en au médecin : un tic ne se punit pas.

À partir de quand les coups deviennent-ils inquiétants ?

Quand quelqu’un se blesse, quand les crises s’intensifient ou se rapprochent, ou quand le comportement change brutalement. Pensez d’abord à une cause physique (douleur, sommeil, faim), puis parlez-en au professionnel qui suit votre enfant ou au CMP de votre secteur. Et si vous avez peur pour vous ou pour la fratrie, consultez sans attendre.

Quel outil choisir pour l’aider à exprimer sa colère autrement ?

Si votre enfant ne sait pas encore dire ce qu’il ressent, commencez par le carnet des émotions LeoBelo à 8,90 € : il part du corps et du thermomètre, ce qui est la base du mot de remplacement. Si les crises s’accompagnent de matins difficiles, de nuits courtes ou de devoirs conflictuels, prenez la collection des 5 carnets à 19,90 € : vous traitez les déclencheurs en même temps que la colère.

Si vous lisez ceci un soir où votre enfant vient de vous insulter, ou de vous frapper, je sais ce que ça fait. La surprise, la colère, la honte parfois, et cette question : est-ce que je m’y prends mal ?

Je ne crois pas. Je crois que nos enfants n’ont pas encore les freins que d’autres ont, et que nos réponses habituelles visent la règle alors que c’est le frein qui manque. Avec Lucas, ce n’est pas réglé. Mais j’ai compris une chose : le punir ne suffit pas, il faut lui donner autre chose à dire.

Aurélie

Commencez ce soir par une seule chose : trouver avec lui son mot pour dire « je suis trop en colère ». Le carnet des émotions vous guide pas à pas.

Télécharger le carnet des émotions (8,90 €)

À noter : Aurélie Leroux n’est ni médecin, ni ergothérapeute, ni psychologue. Ce guide partage une expérience de parent et l’état de la recherche ; il ne remplace pas l’avis d’un professionnel qui connaît votre enfant, et les outils présentés sont des supports éducatifs, pas des traitements.

Sources

  • Kanne S.M., Mazurek M.O., « Aggression in Children and Adolescents with ASD: Prevalence and Risk Factors », Journal of Autism and Developmental Disorders, 2011 (résumé).
  • Shaw P. et al., « Emotion Dysregulation in Attention Deficit Hyperactivity Disorder », American Journal of Psychiatry, 2014 (texte).
  • Stephens R., Atkins J., Kingston A., « Swearing as a response to pain », NeuroReport, 2009.
  • Jay K.L., Jay T.B., « A Child’s Garden of Curses », American Journal of Psychology, 2013.
  • Freeman R.D. et al., « Coprophenomena in Tourette syndrome », Developmental Medicine & Child Neurology, 2009 (résumé).
  • « Functional Communication Training: The Strength of Evidence Across Disabilities », Exceptional Children, 2018 (résumé).
  • Ollendick T.H., Greene R.W. et al., « Parent Management Training and Collaborative & Proactive Solutions: A Randomized Control Trial for Oppositional Youth », Journal of Clinical Child & Adolescent Psychology, 2016 (texte).
  • Haute Autorité de Santé et Anesm, « Les comportements-problèmes au sein des établissements et services accueillant des enfants et adultes handicapés : prévention et réponses » (recommandation).
  • Loi n° 2019-721 du 10 juillet 2019 relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires, article 371-1 du Code civil.
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